La proximité des élections présidentielles empêchera-t-elle un troisième plan de rigueur ? La pression des marchés rend inaudibles les dénégations du Premier ministre. La croissance n’entre, pour l’instant, dans aucune des optimistes prévisions gouvernementales. Le manque à gagner fiscal, entretenu depuis des années par des délicatesses électoralistes, accroît les tensions. Le gouvernement annonce que pour combler le déficit qu’il a lui-même creusé, il devra trouver plus de cinq milliards d’économies. Les services publics seront, encore une fois, mis à contribution au risque de les affaiblir un peu plus. L’éducation, privée d’ambition, ne peut être davantage privée de moyens et d’ambition. Ses personnels ne peuvent voir leur pouvoir d’achat dégradé. La rigueur ne peut qu’inquiéter les citoyens qui ne peuvent consentir à des "efforts" à sens unique.
Patrick Gonthier
Secrétaire général de l’UNSA Education