Le Premier ministre a annoncé le 1er décembre 2005 la création d’un grand service public de l’orientation. Le ministre de l’Education nationale parle plutôt de schéma national d’orientation et d’insertion professionnelle. Aucune décision ne devrait être annoncée avant mai 2006, à l’issue d’un travail interministériel. Pour l’UNSA Education, des améliorations sont nécessaires. Il faut enfin passer d’une orientation subie, d’une orientation qui assimile les formations professionnelles à l’échec scolaire, à une orientation positive au service de la réussite des projets individuels.
Une orientation positive pour tous les élèves
Le Premier ministre a annoncé le 1er décembre 2005 la création d’un grand service public de l’orientation. Le ministre de l’Education nationale parle plutôt de schéma national d’orientation et d’insertion professionnelle. Aucune décision ne devrait être annoncée avant mai 2006, à l’issue d’un travail interministériel.
Pour l’UNSA Education, des améliorations sont nécessaires. Il faut enfin passer d’une orientation subie, d’une orientation qui assimile les formations professionnelles à l’échec scolaire, à une orientation positive au service de la réussite des projets individuels. Pour cela, l’orientation devrait être un processus continu depuis le début du collège grâce à un accompagnement approprié, une éducation au choix bien mise en œuvre. La découverte professionnelle 3h en classe de 3ème devrait concerner tous les élèves. Les équipes pédagogiques doivent s’impliquer dans cette éducation à l’orientation, les COPsy apportant leur expertise propre. Cela nécessite une formation adaptée des enseignants et une autre organisation de leur service. Les parents ont évidemment toute leur place dans le processus d’orientation.
La pression serait moins forte si l’organisation des formations intégrait mieux le droit à l’erreur, permettait des parcours diversifiés, facilitait des passerelles entre les différentes voies et cursus de formation. Inutile de redire encore fermement que l’orientation précoce vers l’apprentissage junior dès la classe de 5ème est pour l’UNSA Education totalement inadaptée et contribuera à aggraver les inégalités.
Pour une meilleure efficacité, des rapprochements avec les différents partenaires compétents en matière d’orientation sont souhaitables pour mutualiser les ressources et mettre en cohérence les parcours de formation initiale et continue. Des expériences intéressantes, comme celle de la cité des métiers, existent. Mais en matière de formation initiale et pour ce qui concerne les élèves, c’est bien l’Education nationale qui doit rester le maître d’œuvre, le pilote. Il faut veiller dans ce domaine à ne pas avoir une approche strictement adéquationniste pour se conformer aux besoins immédiats du monde du travail.